De tous les hommes préhistoriques qui administrent nos belles communes de France au gourdin, Jean-Pierre Duvergne, maire socialiste de Chinon en Indre et Loire, mérite le pompon. Le reportage suivant en apporte la preuve, et si vous trouvez plus con que lui près de chez vous, n’hésitez pas à nous le faire savoir…

En 2006, des écolos du coin, lassés des fins de non-recevoir, déposent trois vieux ordinateurs (3) devant le siège du syndicat intercommunal en charge du ramassage, du tri et du recyclage des déchets, pour dénoncer l’absence de toute filière de récupération du matériel informatique. Faut dire, et c’était déjà de notoriété publique en 2006, que concasser des ordis pour les enterrer avec le tout venant des ordures ménagères non recyclables dans des décharges à ciel ouvert, c’est malsain. Ça nuit plus que gravement à la santé. On peut dire ce qu’on veut des écolos, mais cette action là était foutrement légitime et d’intérêt public.

Mais le Maire Duvergne ne l’entend pas de cette oreille (ni de l’autre non plus) et, réfusant toute concertation, il porte plainte contre les écolos pour abandon de déchets en un lieu non-autorisé, ce qu’on appelle une “décharge sauvage”. Leur porte-parole, Philippe Simond, un mec épatant d’ailleurs, écope d’une amende de 200 euros. Il conteste, c’est la moindre des choses, et il se retrouve assigné devant le Tribunal de Police de Chinon. L’affaire est passée en audience le lundi 4 février 2008. J’y étais.
Depuis 2006, il s’en est passé des choses : le Grenelle de l’environnement notamment, et la prise de conscience mondiale du triste état des lieux de la planète. Le recyclage est devenu à la mode, et d’ailleurs, le père Duvergne a fini par mettre en place une filière de récupération du matériel électronique usagé. On aurait pu penser qu’il avait retiré sa plainte et qu’il avait remercié les écolos d’avoir attiré son attention sur une carence malencontreuse des services communaux. Mais pas du tout, il s’est entêté, parce que la loi est la loi et que quand on est con, on est con.

Le Tribunal de Police aurait pu passer l’éponge, d’autant plus qu’une floppée de témoins à décharge (c’est le cas de le dire) sont venus dire à la barre des vérités qui leur vaudront un jour ou l’autre le Prix Nobel de la Légion d’Honneur ou quelque chose dans le genre, au train où vont les choses. Mais la Police, en escouade tout comme en Tribunal, se contrefout du sens de l’Histoire. La condamnation a donc été confirmée, et Philippe Simond devra payé les 200 euros d’amende, et qu’on ne le reprenne pas à vouloir sauver le monde, toute récidive lui sera fatale.

Consolation : le père Maire Duvergne est la risée des médias locaux, et cette affaire (plus d’autres du même tonneau, cet abruti communal a de la ressource) pourrait bien lui coûter sa ré-élection aux prochaines municipales. Bien fait pour sa gueule.

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