you.jpgDe qui ? mais de tout le monde en général et de chacun en particulier ; à commencer par vos parents, bien sur. Demandez-leur seulement le pourquoi de votre naissance et vous verrez que pour la plupart, ils n’auront aucune réponse cohérente à vous donner ; à part peut-être l’instinct de reproduction.

Une drôle d’explication qui les met au même niveau intellectuel que le virus de la grippe.

Les autres ne vous répondront rien, éberlués par une question qu’ils ne se sont jamais posés à leur sujet. Ce qui fait que majoritairement, l’éducation qu’ils vous donneront ressemblera à de l’élevage (la connerie n’est pas génétique) perpétuant en cela ce qu’ils ont eux-même subi et voila pourquoi vous risquez d’être alcoolique s’ils le sont et battu s’ils l’ont été, avec en fin de parcours le droit obligatoire d’aller bosser dès votre majorité. Il est vrai que ce n’est pas toujours les géniteurs qui s’occupent le mieux de leur progéniture mais ça, vous pouvez toujours essayer de le leur faire comprendre.    Quoiqu’il en soit, tous, même les aimants, sont de généreux irresponsables car en vous donnant la vie, ils vous ont également offert, inconsciemment peut-être mais tout de même, la maladie, la souffrance et la mort. Merci du cadeau !

Mon conseil : Prenez-les pour ce qu’ils sont : des fous ! Restez sur vos gardes.

Méfiez-vous de votre fratrie ! Soucieux de ne pas envenimer les rapports désastreux que j’ai avec la mienne, je ferai simplement référence aux relations qu’eurent entre eux Romulus et Rémus et plus loin encore à celles de Caïn et Abel qui sont, je trouve, à ce titre exemplaires.

Bref, à mon humble avis, le seul intérêt d’avoir des frères et des soeurs, s’ils ne sont pas dégénérés, c’est qu’ils vous offrent la possibilité d’être mis en relation avec le sexe opposé très tôt et de manière apaisée et donc si tout est normal d’être renseigné de visu et sainement sur l’anatomie d’une partie du corps qui évidemment, à moins d’être hermaphrodite, nous reste sinon trop longtemps un mystère.

Mon conseil : Essayez de faire comme le coucou, balancez-les hors du nid ; sinon dites du mal d’eux en toutes occasions. Vous devez être et surtout rester le préféré.
Méfiez-vous de votre famille ! Le tonton peloteur, la tante folle, les cousins abrutis… Statistiquement la famille est le groupe le plus dangereux quand on est jeune. La moitié des viols sont des incestes et la plupart des crimes se font en son sein.

Malgré tout, la famille n’a pas que des inconvénients puisqu’elle vous fait souvent cotoyer des gens dont les avis et les opinions n’ont rien à voir avec les vôtres et donc vous permet de rencontrer des individus auxquels, s’ils n’étaient pas de votre sang vous n’adresseriez jamais la parole.

Pour le reste les membres de la famille sont presque toujours mesquins, on en a régulièrement la preuve lors deshéritages au cours desquels, curieusement, vos souvenirs deviennent les leurs et finissent par se retrouver sur leurs étagères.
Mon conseil : Bannissez autant que faire se peut les fêtes du même nom car ces soirées souvent trop arrosées se finissent fréquemment en engueulades et parfois même à coup de fusil.

Méfiez-vous de vos amis ! Au départ, il y a les copains ; on en a pléthore et on déconne à plein tuyau sans se poser de question mais au bout de vingt ans vous avez élagué et ceux qui restent sont devenus vos amis. Attention, ce seront les seuls ! Car à partir d’un certain âge, on à plutôt des collègues ou des connaissances et si on se fait encore des relations ; des amis on ne s’en fera plus jamais.

Si vous êtes honnête avec vous-même, tout va bien. Vous ne savez pas pourquoi ils vous fréquentent encore et vous vous en fichez (rassurez-vous, ils ne le savent plus non plus) et quand bien même seraient-ils un peu bébêtes, qu’est-ce que ça peut faire ? L’amitié ça fait du bien et si vous voulez les garder, vous ferez en sorte de les respecter et de ne jamais leur demander autre chose que ce qu’ils peuvent vous donner ; c’est à dire : Rien.

Par contre si vous êtes malhonnête, ça risque d’être plus compliqué. Vous pensez évidemment qu’ils vous fréquentent parce que vous êtes quelqu’un d’épatant et après tout ce temps vous vous sentez autorisé à vous comporter avec eux comme un jean-foutre. Un de ces jours, c’est sûr, ça va barder.

Mon conseil : Ne laissez jamais votre femme seule en leur compagnie. Ils ne pensent quà vous la piquer.

Méfiez-vous de votre conjoint ! Au début, on se fréquente pour ce que l’on est et tout est bel et bon mais un jour, hélas, l’envie odieuse de transformer l’autre à son idée apparait. Soit on n’y arrive pas et ça nous rend fou, soit on y parvient et alors c’est l’autre qui le devient avec en sus le mépris qu’on lui témoigne pour l’endive qu’elle ou il est devenu à cause de nous ; le tout bien sûr empaqueté dans des grands sentiments écoeurants et suintants la guimauve alors qu’il serait bien plus humain de se ficher mutuellement la paix.

Mon conseil : Mentez tout le temps.

Méfiez-vous des enfants ! Si vous avez des doutes, rappelez-vous de comment vous étiez quand vous étiez jeune.

Franchement, y’a pas de quoi s’émerveiller sur ces chérubins dont tout le monde sait aujourd’hui que ce ne sont que des petits monstres, le plus souvent inintéressants surtout si ce ne sont pas les siens. A leur décharge, reconnaissons que les pauvres gosses n’ont pas tous les torts ; nés le plus souvent pour servir d’alibi à la vie de leurs parents laquelle sans eux serait vide de sens, comment voulez-vous qu’ils ne soient pas sournois ? Hélas, en grandissant les enfants s’arrangent rarement puisqu’ils deviennent adolescents : Horreur, malheur ! Et plus tard adultes : Au secours !

Pour mémoire, je rapppellerai que Staline et Hitler, entre autres, furent eux aussi des enfants, c’est tout dire. Mon conseil : Vous avez fait la connerie d’en avoir, ne faites pas celle de les aimer.

Arbitrairement, méfiez-vous des nobles et des paysans, accrochés à leurs terres comme des morpions à un pubis etde toute personne qui vous parle de son terroir et de ses traditions. Comment peut-on être Français ou quoi que ce soit d’autre depuis trois cents ans ? Ca n’a pas de sens. On est d’un pays à partir de sa naissance ou de sa naturalisation ;le reste n’est que verbiage xénophobe.

Méfiez-vous des pauvres, des riches, des patrons, des chefs, des prêtres… des institutions et du pouvoir sous toutes ses formes.

Méfiez-vous des intellos, des artistes et de tous les marioles qui s’estiment à part. Ils ont beau être dans la marge, ils n’en sont pas moins sur la même page.

Méfiez-vous des grandes idées et des imbéciles qui les défendent ; elles justifient toutes les guerres et tous les massacres.

Mon conseil : Ne fréquentez personne.

Surtout, méfiez-vous de vous ! Vous êtes votre meilleur ennemi. Le plus cruel, c’est qu’entre vous et vous : C’est à la vie à la mort. Prisonnier à perpétuité de votre foutu caractère contre lequel vous ne pouvez rien puisqu’on n’en change jamais.

Mon conseil : Réfléchissez le moins possible. Faites n’importe quoi.

Enfin et pour conclure, et là-dessus vous pouvez vraiment me faire confiance : Méfiez-vous de moi !

Mon conseil : Méfiez-vous de moi !

LOPEZ

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